« Tout à dix balles ou j’remballe ! »

Alors que notre président nous bassine tous les 2 jours arguant qu’il nous a protégé de la crise, et essaie de nous faire flipper en larguant à qui veut bien (encore) l’écouter : « Vous ne voulez quand même pas que la France devienne la Grèce ? », ce qu’on ne nous dit pas, c’est que nous sommes déjà dans le cas grec.

Pour subvenir à ses besoins, on le sait, l’Etat grec se met à brader à tour de bras son patrimoine : Location du Parthénon, vente à la coupe de ses ports (l’un des derniers fleurons de l’industrie grecque), … on murmure même que les hellènes se font voler leurs slips et culottes usagées pour alimenter le réseau des pervers allemands renifleurs de sous-vêtements souillés.

Mais la France dans tout ça me direz-vous ?

Chez nous, naturellement, personne n’en parle, mais on est également en train de nous foutre doucement à poil, en mode effeuillage de charme. Et je m’en va vous l’prouver par 3 exemples bien sentis :

1 : Anéantissement de notre stock d’or

Dès 2004, notre président chéri, bien avant la crise, en tant que ministre de l’économie, des finances et de l’industrie (et de la collaboration), s’est mis en tête de liquider notre stock d’or à hauteur de 600 TONNES jusqu’en 2010, le tout à prix soldé, pour récolter du beau papier-cul dollar. Là où en 2004 le lingot d’or (1kg) avoisinait les 10 000 €, il dépasse aujourd’hui les 40 000 € ! Cela constitue donc un manque à gagner de 18 Milliards d’€ si les ventes avaient été effectuées aujourd’hui.

Dans un contexte où l’or augmente, que l’Inde achète désormais son pétrole en or, que le Venezuela rapatrie ses stocks pour se protéger, l’État français brade le trésor de la banque de France.

Vous êtes un WINNER !

2 : Anéantissement de notre patrimoine immobilier

Deuxième valeur refuge dans un contexte de crise : l’immobilier. Il nous fallait donc pour bien nous foutre dans la merde pour les années à venir liquider au maximum tout ce que l’état compte de pierres, cailloux, caillasses, gravier, sable. TOUT. Et évidemment à un rythme accéléré :

– de 2002 à 2006 : Cessions pour 1,8 Milliards d’€.
– de 2007 à 2011 : Cessions pour 2,8 Milliards d’€.
– de 2012 à 2014 : On estime que l’Etat vendra pour un total de 2,2 Milliards d’€ en casernes, terrains, prisons, bureaux, hôtels particuliers, logements, etc, etc, etc.

Et pendant ce temps-là, le prix de l’immobilier parisien atteint de nouveaux records, s’approchant de 8 400 €/m² (Alors à ce prix là, je vous conseille d’investir dans des lits superposés de type caserne militaire).

Un honnête studio à 300 000 €

C’est ainsi que « Paris est passée du statut de la ville des sans-culottes à ville des enculés », où les français se font chasser par les nouveaux millionnaires russes, chinois, qataris, …

3 : Anéantissement de nos services publics.

Au nom de la sacro-sainte concurrence et du désengagement de l’Etat, et de l’excuse fallacieuse de récupérer des liquidités, les gouvernements, de droite comme de gauche depuis 1986 ont littéralement saccagé notre patrimoine.

Et dans cette formidable course à l’échalote le champion toute catégorie est « socialiste », puisqu’il s’agit de Lionel Jospin, qui peut se targuer d’avoir privatisé pour 210 Milliards de Francs en 5 ans, soit environ 32 Milliards d’€ (bel effort).

S’il a notamment privatisé le CIC et le Crédit Lyonnais, n’oublions pas que c’est à Jacques Chirac que nous devons celles de PNB Paribas, de la Société Générale. Des banques qui naturellement depuis brillent par la clarté de leur gestion, et l’envolée des dividendes.

Le visage de la finance prédatrice

Devant toute cette chienlit, j’ai à peine envie de dire Fermez Vos Gueules tant cela me déprime …

Signé PN.

PS : Eh, soyez cools, v’nez kiffer sur Facebook !

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